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Ariel Henry n’est plus obligé de discuter avec Montana

Nous sommes fatigués, blasés, d’entendre les mêmes nouvelles tous les jours, les mêmes obsédés étaler leurs obsessions, empêtrés dans leurs délires, supportés par une presse pour laquelle l’information se résume à l’opinion et à l’étalement de leurs partis pris.

Il faut passer à autre chose. Il faut prendre des dispositions pour qu’il y ait des élections et pour qu’arrive au pouvoir un gouvernement légitime. Si nous devions seulement changer d’équipe de transition nous serions encore dans les mêmes débats inutiles, les mêmes fâcheries, la même guéguerre fatigante. Il est temps que l’opposition, du moins ce qu’il en reste, réalise qu’elle n’aura pas le soutien de l’international, puisqu’au final c’est de cela qu’il s’agit. Le parti politique Montana est dans une entreprise continuelle de séduction des « patrons » et « assimilés » en dénigrant tous ceux qui barrent sa route vers le pouvoir. C’est affreusement gênant de faire des yeux doux à des personnes qui ne remarquent même pas votre présence. C’est triste de lire à chaque sortie du parti politique Montana des articles incisifs qui rappellent leur passé aux pontes de ce parti, notamment leur rôle dans le coup d’état de 2004, et dans le pouvoir PHTK.

Les gens ont la mémoire qu’ils veulent dans notre pays, ils n’ont surtout aucune gêne dès lors qu’il s’agit de défendre leurs intérêts, ils inventent des circuits de blanchiment de réputation et pourfendent des actes qu’ils ont eux-mêmes commis dans un passé récent. Quand l’international refuse de marcher dans leurs dérives, il est affublé de tous les noms tirés du vocabulaire du wokisme, du colonialisme et de la malhonnêteté.

Le Premier ministre Ariel Henry, à chaque fois qu’il a l’occasion de prendre la parole, réitère sa disposition à discuter avec Montana, ce dernier quant à lui, distille dans la presse partisane que le Premier Ministre ne manifeste aucune velléité de discuter. Beaucoup sourient en coin devant l’absurdité de la situation et se demandent au final pourquoi Ariel Henry serait-il obligé de discuter avec Montana ?

La politique est affaire de subtilités, sans doute. Il faut ménager des gens. Plaire à d’autres. Faire attention.  Envoyer le message que l’on est flexible, pas conflictuel, à l’écoute. Mais cette affaire de Montana est tellement cousue de fil blanc, grotesque, que la plaisanterie ne fait plus rire du tout. Pourquoi Ariel Henry devrait trouver du temps pour discuter avec des gens qui n’ont aucune intention de discuter vraiment, au lieu de travailler pour trouver des solutions aux défis de plus en plus colossaux auxquels le pays fait face ? Il y a nécessité de se concentrer sur les véritables problèmes auxquels nous sommes confrontés. Il est temps que le parti politique Montana réalise que 2004 n’est plus possible, qu’il a raté sa chance de faire la « rupture » qu’il portait avec le groupe des 184.

Ariel Henry n’est vraiment pas obligé !

 

La Rédaction

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